
En bref :
Partenaire tech et IA de plus de 800 entreprises, Galadrim conçoit et maintient de nombreux logiciels et applications. Sur ces projets, nos ingénieurs appliquent déjà les bonnes pratiques que le Cyber Resilience Act (CRA) rend désormais obligatoires : sécurité par conception, développement sécurisé, gestion des dépendances, suivi des vulnérabilités, déploiement rapide des correctifs et maintien en conditions de sécurité. Elles restent pourtant peu répandues, et beaucoup d’applications devront être mises en conformité. Cette responsabilité incombe à l’éditeur, c’est-à-dire l’entreprise qui commercialise le produit sous son nom, que le règlement appelle le fabricant.
Un simulateur, plus bas dans l’article, vous indique si votre produit est concerné.
Le Cyber Resilience Act est un règlement européen, d’application directe comme le RGPD. Il a été adopté par le Parlement européen le 12 mars 2024. C’est le premier texte européen à imposer des exigences de cybersécurité à l’ensemble des « produits comportant des éléments numériques ».
Seul le signalement est en vigueur depuis le 11 septembre 2026 ; les exigences de sécurité s’appliqueront le 11 décembre 2027.
L’éditeur doit signaler deux types d’événements :
La notification doit être faite sur la plateforme unique de signalement de l’ENISA. À partir de l’identification de l’incident ou de la vulnérabilité, vous êtes tenus de respecter ces délais :
L’éditeur doit aussi informer les utilisateurs touchés de la vulnérabilité ou de l’incident, et des mesures à appliquer pour s’en protéger, dans un format structuré et lisible par machine.
Tenir le délai de 24 h suppose de savoir à tout moment quelles versions du produit sont déployées et quels composants chacune embarque, de superviser le backend pour détecter une exploitation, et d’avoir une procédure de signalement avec un responsable désigné.
Vous souhaitez vous préparer, ou votre produit est touché par une faille ? Nos équipes vous aident à vous organiser pour signaler et corriger dans les délais. Échanger avec nos experts
L’éditeur ne pourra mettre sur le marché qu’un produit conforme aux exigences du règlement. Il devra :
Ces bonnes pratiques sont celles que nous appliquons sur les logiciels que nous développons et maintenons.
Les dépendances. Une application embarque des centaines de composants open source, du langage aux bibliothèques. Chacun peut introduire une vulnérabilité, par erreur ou volontairement lors d’une attaque de la chaîne d’approvisionnement (supply chain attack). Une fois connue, la vulnérabilité peut être exploitée automatiquement sur toutes les versions non mises à jour : les vulnérabilités PHP2Shell, publiées le 21 octobre 2026, ont été exploitées dès leur divulgation. Sur un projet ancien, corriger impose souvent de monter de version un framework qui n’est plus maintenu.
La veille continue. Pendant toute la période de support, il faut surveiller les vulnérabilités publiées (CVE, avis du CERT-FR) sur chaque composant.
Avec l’essor de l’IA dans le développement, le volume de code produit augmente, et les outils d’analyse assistés par l’IA détectent les vulnérabilités de plus en plus vite. Le goulot d’étranglement devient la correction : trier, corriger, tester et déployer sur toutes les versions en circulation avant l’exploitation.
Nous pouvons mettre en place ces pratiques sur votre produit ou accompagner vos équipes. Échanger avec nos experts
Le CRA s’applique aux produits comportant des éléments numériques vendus ou distribués dans l’Union européenne dans le cadre d’une activité commerciale. Un produit est concerné si l’utilisateur installe un logiciel sur son appareil. C’est le cas d’une application mobile, d’une application de bureau, d’une extension de navigateur, d’un logiciel déployé sur les serveurs du client ou du logiciel embarqué d’un objet connecté. Les serveurs indispensables au fonctionnement de ce logiciel sont aussi concernés, par exemple le backend d’une application mobile ou son module de paiement. Sont exclus :
L’entreprise qui commercialise le produit est responsable de sa conformité, mais le prestataire chargé de son développement a aussi des obligations : fournir la SBOM, corriger les vulnérabilités dans les délais et assurer le support sur la durée prévue.
Pour un produit déjà commercialisé, le signalement s’applique dès aujourd’hui. Les exigences de 2027 ne s’appliqueront qu’en cas de modification substantielle après le 11 décembre 2027, c’est-à-dire une évolution qui change l’usage prévu du produit ou affecte sa conformité. Les correctifs de sécurité n’en font pas partie.
Les manquements exposent à une amende pouvant atteindre 15 M€ ou 2,5 % du chiffre d’affaires mondial, et au retrait du produit du marché.
Répondez à quatre questions pour savoir si le CRA s’applique à votre produit.
Chargement du simulateur…
Au-delà de ce diagnostic, nous accompagnons les entreprises dans toute leur mise en conformité, de l’audit à la correction des vulnérabilités. Échanger avec nos experts
Harold Stern est Expert Cybersécurité et Conformité chez Galadrim. Il développe cette offre, aux côtés de l’équipe de sécurité applicative.
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